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ERP bâtiment : le chantier facture le 25 du mois

Le 25 du mois, le conducteur de travaux n'ouvre pas un module « projets ». Il sort une situation, lot par lot, avec les avenants de la quinzaine, la retenue, le prorata. Si le logiciel ne sort pas ça, ce n'est pas un outil de chantier. C'est un outil de bureau qui a visité un site.

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Ce que le chantier exige le 25 du mois

Un ERP de bâtiment se juge à la situation, pas à la démo. Les situations de travaux mensuelles ne sont pas une facture déguisée : c'est un état d'avancement contradictoire, lot par lot, avec ce qui est reçu, ce qui est refusé, ce qui attend un avenant. Le maître d'œuvre la relit. Le comptable la transforme en avoir ou en facture. Si les trois ne lisent pas le même document, le mois suivant on plaide.

La retenue de garantie n'est pas un pourcentage qu'on coche. Elle vit cinq ans, parfois plus, elle se libère par levée de réserve, elle se cède, elle se discute quand le client fait faillite. Un progiciel qui la stocke comme une remise commerciale la perd au premier avenant. Pareil pour les cautions : elles ne sont pas un PDF dans un dossier, elles sont une dette hors bilan qu'il faut suivre société par société.

Sous-traitance : l'attestation de sous-traitance DC4 arrive avant le premier paiement. Pas après. Le logiciel doit bloquer le règlement du lot si l'attestation manque, si l'assurance décennale est périmée, si le sous-traitant n'est pas dans le marché. C'est du contrôle, pas de la GED. Le compte prorata — eau, garde, grue, bennes — se répartit entre lots selon des clés qui bougent à chaque avenant. Un tableur le fait jusqu'à quatre lots. Au-delà, il ment.

Sur le terrain, le pointage ne se fait pas à 17 h au bureau. Il se fait à 6 h 40, casque sur la tête, parfois sans réseau. Les chantiers multi-lots ajoutent une contrainte que le siège sous-estime : le même ouvrier pointe sur deux lots dans la journée, et la situation du 25 doit le savoir. Le PV de réception, lui, clôt le lot. Tant qu'il n'est pas signé, la retenue reste, le sous-traitant attend, le contentieux commence.

Ce qu’un progiciel BTP vous fait avaler

Les logiciels de chantier du marché savent imprimer une situation. Ils savent moins dire non. Non, on ne paye pas ce sous-traitant. Non, cet avenant n'est pas signé. Non, ce lot n'est pas réceptionné. Le paramétrage « souple » que vendent les intégrateurs, c'est souvent la possibilité de forcer. Sur un chantier, forcer est exactement ce qui crée le contentieux six mois plus tard.

Autre impensé : l'EDI avec le maître d'ouvrage, la promo, le bureau de contrôle. Ce n'est pas une API documentée. C'est un fichier plat, un format propriétaire, un portail qui change de colonnes selon le mardi. + 6 000 € à 15 000 € HT par connecteur. On le dit avant le premier palier, pas quand le conducteur s'aperçoit que la situation « ne passe pas » chez le client.

Le délai, en BTP, n'est pas un souhait. C'est une date de marché, une pénalité, un planning d'exécution opposable. Compresser le projet logiciel pour coller à l'ouverture d'un site coûte + 15 % à 30 % sur le développement. Ce n'est pas « on accélère ». C'est une équipe élargie, moins de marge d'erreur, une recette plus courte. On l'écrit, ou on refuse la date.

Un groupe BTP, le mobile, et le sous-sol sans réseau

Le profil de référence n'est pas la petite entreprise générale. C'est un groupe : holding, construction, promotion, parfois une société de location de matériel, 40 utilisateurs, consolidation. Mise en service autour de 98 000 € HT, récurrent 17 000 € HT par an. Poste par poste sur le budget type. Hors remise, hors lots supplémentaires, hors le hors-ligne. Le devis se fait après cadrage, sur vos sociétés et vos marchés, pas sur cette page.

Deux facteurs d'expérience, distincts. L'application terrain — pointage, photos, réserves, signature du PV — + 8 000 € à 15 000 € HT. Le mode hors-ligne, lui, + 12 000 € à 25 000 € HT. On les sépare parce qu'un téléphone en 4G sur un lot en superstructure n'est pas un téléphone dans un parking. Deux chefs qui pointent la même équipe hors-ligne, un stock de petite fourniture qui bouge des deux côtés : il faut une règle de conflit, pas un « on verra à la synchro ».

Au-delà de quatre facteurs majeurs — hors-ligne, EDI maître d'ouvrage, délai de marché, reprise d'un ancien outil de chantier — on ne cumule plus les lignes, on rechiffre. Les amplitudes sont sur ce qui fait varier le prix. Un projet « ERP bâtiment » qui découvre le hors-ligne au palier 3 n'est plus le projet cadré.

Le bâtiment n'est pas l'atelier, ni la tournée, ni le dépôt. Industrie · PME · Transport · Négoce · E-commerce · Santé · Intérim · Groupe.

Le prochain pas, pour un groupe de chantier, n'est pas une démo : c'est un cadrage sur une situation réelle, un lot, un sous-traitant, un PV.

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Les questions de conducteur de travaux

La situation de travaux peut-elle partir du logiciel, ou faut-il encore Excel ?

Elle doit partir du logiciel, sinon le 25 du mois on recolle des avenants à la main. Le livrable, c'est une situation qui tient les lots, les avenants signés, la retenue de garantie et le compte prorata, prête à envoyer. Si ça ressort d'un tableur, ce n'est pas un ERP de chantier.

Le pointage terrain marche-t-il sans réseau ?

Sur un sous-sol, un parking, un lot en structure, souvent non. Le hors-ligne n'est pas une option cosmétique : + 12 000 € à 25 000 € HT. On le chiffre à part du mobile, parce que la synchro et les conflits (deux chefs de chantier qui pointent la même équipe) ne se règlent pas dans le même palier.

Un éditeur BTP couvre-t-il déjà DC4, cautions, PV ?

Souvent les documents, rarement le flux. L'attestation de sous-traitance DC4, la caution, le PV de réception : le progiciel les imprime. Ce qu'il ne tient pas, c'est le lien entre le sous-traitant, le lot, la retenue, et le paiement bloqué tant que le PV n'est pas signé. C'est ce lien qui fait le métier.

Pourquoi un profil B plutôt qu’une PME de chantier ?

Parce que le BTP qui nous consulte a déjà plusieurs sociétés (holding, promo, construction, location de matériel), 30 à 50 utilisateurs, et un siège qui consolide. Autour de 98 000 € HT de mise en service, 17 000 € HT par an. Le détail des postes est sur la page budget type. Ce n'est pas un devis.