erp-sur-mesure.com

Publié le

Migrer d’un ERP à un autre : le coût réel, pas le devis de façade

Le devis qu'on vous montre est celui de l'outil cible. La facture, c'est la reprise, le double-run, la formation, et ce que l'ancien outil continue de coûter tant qu'on n'a pas coupé. Montants HT, grille au 19 septembre 2026. Ordres de grandeur constatés sur nos projets, hors remise et hors périmètre spécifique. Le devis est établi après cadrage.

Demander un devisLes facteurs de prix

Le devis de façade, et ce qu’il oublie

On vous vend un ERP. Le prix tient dans une slide : licences, paramétrage, « reprise incluse », formation d'une journée. C'est le devis de façade. Il manque ce qui fait échouer une migration, et ce qui la paie vraiment : la qualité de l'existant, le nombre de systèmes sources, le double-run, les sites à former, le délai imposé par une date — réforme, fin de contrat, fin de support.

Dans le corpus, relevé le 13 septembre 2026, la médiane d'un marché d'éditeur est de 234 564 € sur n = 211. Sage 213 675 € ; Cegid 159 218 € ; SAP 463 314 €. Ces médianes sont des totaux de marchés publics, pas le coût d'une bascule privée. Elles disent un ordre de grandeur du côté éditeur. Elles ne disent pas ce que coûte de partir.

Notre propre grille, en face : un profil A autour de 42 000 € HT, un profil B autour de 98 000 € HT plus 17 000 € HT par an. Ordres de grandeur constatés sur nos projets, hors remise et hors périmètre spécifique. Le devis est établi après cadrage. Une migration n'est pas « un profil A ». C'est un profil, plus la reprise réelle, plus la conduite, plus parfois un délai comprimé. Ces plus-là, nous les publions.

La reprise de données, chiffrée sur un échantillon

Le profil A publie déjà une reprise ; le profil B une reprise à plusieurs sources. Cette fourchette décrit l’amplitude réelle : un export propre d’un petit fichier, ou six systèmes qui ne s’accordent pas sur ce qu’est un client. On la chiffre sur un échantillon, avec un taux de rejet cible, pendant le cadrage. Ce qui ne passe pas le taux n’est pas « corrigé en live » le jour de la bascule. Ce facteur ne s’ajoute pas bêtement à la ligne déjà présente dans le profil : il la précise, ou il la remplace quand l’existant est plus sale que prévu.

L'effet publié est + 4 000 € à 20 000 € HT. Le profil A a déjà une ligne reprise ; le profil B, une reprise à plusieurs sources. Cette fourchette précise l'amplitude, ou remplace la ligne quand l'existant est plus sale que prévu. On ne l'empile pas bêtement pour « faire un devis ». Le détail de la règle anti-addition est sur ce qui fait varier le prix.

Une reprise qui n'a pas d'échantillon, pas de taux de rejet, pas de responsable côté client, n'est pas une reprise. C'est un espoir de lundi matin. Nous la refusons sous cette forme.

Le double-run, la formation, la réversibilité

Le double-run, c'est l'ancien outil et le nouveau qui tournent ensemble. Factures, stock, règlements : on compare, on explique les écarts, on corrige, on recommence. Tant que le double-run n'est pas clos, on ne coupe pas l'ancien. C'est du temps de monde, des licences qui continuent, une charge mentale. Ce n'est pas une ligne que les devis de façade aiment écrire. Sans double-run, la bascule est un acte de foi.

Formation et conduite du changement

La formation et la bascule sont déjà une ligne des profils A et B. Cette fourchette décrit ce que ça devient avec le nombre de sites et la maturité des équipes. Un site, des utilisateurs déjà sur un outil métier : la borne basse, proche du profil A. Six sites, des équipes qui travaillent encore sur papier, des relais locaux à former pour qu’ils forment les autres : la borne haute. Sans ce poste, la bascule est un lundi matin. Comme la reprise, ce facteur précise la ligne du profil, il ne s’empile pas dessus pour « faire un devis ».

L'effet publié est + 2 500 € à 12 000 € HT. Un site, des utilisateurs déjà sur un outil métier : la borne basse. Plusieurs sites, des équipes encore sur papier : la borne haute. Sans ce poste, la bascule est un lundi matin.

Réversibilité, pour ne pas refaire la même captivité

Migrer pour retomber dans un outil dont on ne sort pas, c'est payer deux fois le même schéma. La propriété du code et l'export des données sont dans notre contrat de base, testés à la recette. Une clause de sortie renforcée — dépôt chez un tiers, documentation d'exploitation, accompagnement au transfert — se chiffre + 3 000 € à 8 000 € HT. La propriété du code et l’export des données sont dans le contrat de base, testés à la recette. Une clause de sortie renforcée, c’est un dépôt du code chez un tiers, une documentation d’exploitation rédigée pour quelqu’un qui n’était pas là, un accompagnement au transfert. La borne basse est le dépôt et la doc. La borne haute est un transfert assisté, avec un runbook tenu à jour. Ce n’est pas de la défiance : c’est le prix de pouvoir partir vraiment, pas seulement « en théorie ». Beaucoup d’éditeurs vendent une réversibilité qui n’a jamais été exercée.

58 % des marchés récurrents du corpus n'ont reçu qu'une offre. Une migration qui n'écrit pas la sortie est une migration vers la même statistique.

Le délai contraint se paie, il ne se nie pas

Un profil A se bascule en quatre à six mois, un profil B en six à neuf. Compresser, c’est élargir l’équipe, accepter du travail en parallèle, payer la coordination. + 15 % pour un mois gagné sur un planning encore tenable. + 30 % pour une compression qui change le régime (deux binômes, recette accélérée, moins de marge d’erreur). Le pourcentage s’applique au développement, pas à l’hébergement. Un délai imposé par une date réglementaire (facturation électronique, clôture de l’ancien outil) se dit au cadrage : après, ce n’est plus une compression, c’est un autre projet.

L'effet publié est + 15 % à 30 %, sur le développement, pas sur l'hébergement. Une date de réforme — facturation électronique, fin de support — se dit au cadrage. Après, ce n'est plus une compression : c'est un autre projet. La régie, si le besoin se découvre en migrant, va de 700 € HT à 900 € HT. Le forfait, si le cadrage tient, transfère le risque : on le paie.

Les facteurs se lisent en entier sur ce qui fait varier le prix. Au-delà de quatre à cinq facteurs majeurs, on rechiffre. Une migration qui coche reprise sale, multi-sites, délai contraint et clause de sortie n'est plus un profil publié avec des plus : c'est un projet, et il a sa matrice.

Sources du corpus

Le prochain pas est un cadrage de migration : échantillon, taux de rejet, sites, date. Pas un devis de façade. Le devis est établi après cadrage, jamais sur la seule lecture d'une grille.

Demander un devis L’offre ERP sur mesure

Les questions que l’on nous pose

Le devis de l’éditeur cible inclut-il la reprise ?

Souvent, non, ou sous une forme trop étroite. La reprise se chiffre sur un échantillon, avec un taux de rejet cible. Chez nous, l'amplitude est + 4 000 € à 20 000 € HT. Montants HT, grille au 19 septembre 2026. Ordres de grandeur constatés sur nos projets, hors remise et hors périmètre spécifique. Le devis est établi après cadrage.

Faut-il un double-run ?

Oui, sur tout ce qui porte de l'argent ou du stock. L'ancien outil et le nouveau tournent ensemble le temps de recetter les écarts. Ce n'est pas un luxe : c'est le seul moment où l'on voit ce que la reprise a raté, avant de couper l'ancien.

Combien de temps dure une migration ?

Un profil A se bascule en quatre à six mois, un profil B en six à neuf. Compresser coûte + 15 % à 30 % sur le développement. Une date réglementaire se dit au cadrage.

Que devient l’ancien outil ?

On le garde le temps du double-run, puis on l'arrête. La réversibilité du nouveau — export des données, propriété du code — se teste pendant la recette, pas le jour où l'on voudra repartir.