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ERP groupe : consolider sans tout mélanger
Un groupe n'est pas une PME avec plus de cases à cocher. C'est plusieurs personnes morales, plusieurs TVA, plusieurs banques, un siège qui veut voir, des filiales qui ne doivent pas tout voir. L'outil qui « gère le multi-sociétés » en changeant de dossier, sans jamais faire parler les dossiers entre eux, a déjà perdu le métier.
Plusieurs personnes morales, une vérité, pas six dossiers
Les flux inter-sociétés ne sont pas des écritures que l'on saisit deux fois. Une holding qui facture une filiale, une filiale qui vend à une sœur, un stock qui change de propriétaire sans changer de quai : si l'outil ne connaît que des dossiers juxtaposés, quelqu'un recopie. La recopie crée l'écart. L'écart crée le comité où l'on discute du chiffre au lieu de le lire.
La refacturation interne a des règles que la facture client n'a pas. Marge nulle, marge conventionnelle, clé de répartition, TVA intra-groupe, date de constat. La traiter comme une vente, c'est gonfler le chiffre d'affaires du groupe aux yeux de celui qui additionne trop vite. La traiter comme une OD, c'est perdre la piste. L'outil doit savoir que c'est interne, et le montrer comme tel dans les rapports, pas seulement dans le journal.
Le plan comptable commun n'est pas une lubie de siège. C'est la condition pour que « 707 » veuille dire la même chose à Strasbourg et à Nantes. Les filiales gardent leurs particularités. Elles ne gardent pas le droit d'inventer une sémantique. Sans ça, la consolidation est un métier d'été, pas un rapport. Avec ça, le DAF lit une balance, pas six.
Les droits par entité sont le contraire d'un administrateur unique. Le directeur de la filiale A ne voit pas la marge de B. Le contrôleur du siège voit les deux, pas les salaires si ce n'est pas son rôle. Un « admin » de groupe qui impersonne les sociétés à tour de rôle, c'est le modèle des dossiers juxtaposés. Un vrai multi-sociétés, c'est un utilisateur, plusieurs périmètres, des refus. Les refus, ici, sont le produit.
La banque de la holding n’est pas un relevé collé
Chaque société a sa banque, ou devrait. Mutualiser les paiements sans mutualiser la responsabilité, c'est un contentieux en puissance. + 5 000 € à 9 000 € HT : EBICS n'est pas un connecteur REST. Agrément, certificats, signature, calendrier d'activation. La borne basse, un relevé et une remise. La borne haute, plusieurs banques, prélèvements, lettrage. On le teste avant le réel. Un « plugin banque » vendu comme une case, dans un groupe, est une façon de découvrir EBICS sur un virement de salaires.
La TVA intra-groupe, les prix de transfert, l'intégration fiscale : l'ERP n'est pas le cabinet. Il doit produire les pièces que le cabinet attend, au rythme du mois, pas un export annuel illisible. Si le flux interne n'est pas daté, taxé, rapproché, le cabinet refait le travail. On a alors deux systèmes, et le plus juste n'est pas le nôtre.
+ 6 000 € à 15 000 € HT quand on sort du standard déjà porté par le profil B — isolation plus stricte, droits plus fins, écritures intra que le paramétrage de base ne tient pas. Ce n'est pas « cocher multi-sociétés ». C'est un modèle d'engagement, de TVA et de banque par entité. Le profil B l'inclut déjà dans son récit. Ce facteur dit l'amplitude quand le récit ne suffit plus.
Cinq à dix sociétés, un interlocuteur, des refus
Point de départ publié : un groupe de 5 à 10 sociétés, 40 utilisateurs, isolation, un interlocuteur. 98 000 € HT de mise en service, 17 000 € HT par an, postes sur le budget type. La banque s'ajoute. L'isolation plus stricte s'ajoute. Au-delà de quatre facteurs majeurs, on ne cumule plus, on recommence le chiffrage. Voir les amplitudes.
Deux sociétés, vingt personnes, un expert-comptable qui consolide à la main une fois l'an : ce n'est peut-être pas cette page. C'est peut-être un profil plus étroit, ou deux outils et un bon cabinet. Forcer un duo dans un régime de holding, c'est vendre de la structure. Le cadrage a le droit de conclure « restez comme vous êtes, isolez seulement la TVA ».
Le stock qui change de propriétaire sans changer d'adresse, le salarié mis à disposition, le siège qui paie un fournisseur pour trois filiales : trois flux internes que le dossier juxtaposé ignore. On n'a pas à les tenir tous au palier 1. On en nomme un au cadrage, celui qui fait déjà mal. Les autres restent un avenant, chiffré, pas une surprise de recette.
Tenir un groupe n'est pas tenir un chantier, ni un atelier, ni une agence. Bâtiment · Industrie · PME · Transport · Négoce · E-commerce · Santé · Intérim.
Le cadrage se fait sur un flux interne réel, une refacturation du mois dernier, un utilisateur qui voit trop. Pas sur un organigramme.
Les questions d’un DAF de holding
On a déjà un expert-comptable et un outil de consolidation. Pourquoi un ERP ?
Parce que la consolidation qui arrive soixante jours après la clôture ne pilote rien. Les flux inter-sociétés, la refacturation interne, les droits par entité se vivent dans l'outil du quotidien, pas dans le liasseur de juin. L'expert-comptable reste. L'ERP cesse de lui livrer six exports qui ne se parlent pas.
Un plan comptable commun, c’est imposer le même compte à tout le monde ?
C'est imposer la même sémantique, pas la même vie. Une filiale peut avoir des comptes locaux. Elle ne peut pas appeler « 411 » trois choses différentes. Sans plan comptable commun, la consolidation est un recollage. Avec, elle est un rapport.
EBICS, pour un groupe, c’est un plugin banque ?
Non. Relevés, remises SEPA, parfois plusieurs banques, un agrément, des certificats, un calendrier qui ne dépend pas du projet logiciel. + 5 000 € à 9 000 € HT. On le teste sur un compte de recette. On ne le découvre pas le jour où la holding veut payer les salaires de la filiale.
C’est le profil B publié, ou plus ?
Le point de départ est le profil B : un groupe, 5 à 10 sociétés, 40 utilisateurs, 98 000 € HT de mise en service, 17 000 € HT par an. L'isolation industrielle plus stricte que le standard, et la banque, s'ajoutent. Postes sur le budget type. Devis après cadrage sur vos entités, pas sur un organigramme PowerPoint.