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ERP intérim : facturer n’est pas payer

Le lundi matin, l'agence a deux dettes qui ne se ressemblent pas : payer l'intérimaire, facturer l'entreprise. Si le logiciel n'a qu'un relevé d'heures, il a déjà choisi de mentir à l'un des deux. Le métier commence à l'endroit où ces deux lignes cessent de coïncider.

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Payer l’intérimaire n’est pas facturer l’entreprise

Les contrats de mission ne sont pas des commandes. Ils ont un motif, un terme, un avenant, un salarié, un client, une convention, parfois une délégation. Les cloner d'un devis commercial, c'est perdre le motif et se retrouver avec une mission « pour accroissement » qui dure onze mois. L'outil doit connaître ce que le droit du travail connaît, pas ce que le CRM connaît.

Les coefficients de facturation transforment l'heure. Coefficient client, coefficient salarié, majoration de nuit, panier, déplacement, indemnité de fin de mission. Deux coefficients qui bougent indépendamment, c'est la définition du métier. Un tarif unique « à l'heure d'intérim », c'est un tableur. Le commercial promet un coefficient. L'exploitant en applique un autre. La marge disparaît entre les deux, et personne n'a menti : l'outil n'avait pas les deux.

La DPAE n'est pas une pièce jointe. C'est un préalable. Sans déclaration, on n'envoie pas. Avec une déclaration sur la mauvaise convention, on envoie mal. Le logiciel qui laisse partir le contrat « on déclarera demain » fabrique le contrôle. Bloquer n'est pas de la rigidité. C'est le métier. La délégation — un intérimaire déjà en mission, un autre client, un avenant — doit porter sa propre déclaration, pas hériter de la précédente par facilité.

L'écart paie/facturation est l'indicateur qui dit si l'outil sert. Heures payées sans être facturées : on offre. Heures facturées sans être payées : on se prépare un prud'homme. Un écart expliqué (absences, avenant, régularisation) est de l'exploitation. Un écart inexpliqué en fin de semaine est un trou. Les relevés d'heures, le client qui signe, le salarié qui conteste : trois versions. L'outil n'en choisit pas une au hasard. Il les montre.

Le logiciel de paie reste, l’agence ne peut pas attendre le lundi

La paie multi-conventions, les caisses, le prélèvement : un logiciel de paie du marché le fait mieux qu'un ERP qui « a un module RH ». On le laisse. On s'y branche. + 2 000 € à 5 000 € HT par flux quand le contrat d'échange est réel. Un fichier plat hebdomadaire dont les colonnes bougent, c'est un autre facteur, plus cher, et on le dit au cadrage en ouvrant trois semaines de vrais relevés, pas une spec.

Les progiciels d'intérim du marché savent le staffing. Ils savent moins l'écart. Ils savent encore moins refuser une mission incomplète. Le paramétrage « souple » autorise l'exploitant à forcer. Forcer, le vendredi à 18 h, c'est exactement le moment où l'on crée l'anomalie que la paie découvrira mardi. Un outil qui refuse, ici, n'est pas moins bon. Il est utilisable.

Un réseau d'agences qui place le week-end, qui sort des avenants le dimanche soir, n'a pas un ticket « sous 8 h ouvrées ». Il a une astreinte, ou il a un tableur parallèle. récurrent × 1,5 à × 2,5 sur le récurrent. Ce n'est pas un tampon. C'est le coût de tenir un chiffre quand l'agence, elle, tient un client.

Un réseau d’agences, une GTR, pas une holding silencieuse

Le profil de référence n'est pas une agence unique de quinze personnes. C'est un réseau, 60 à 120 utilisateurs, les mêmes processus, des écarts locaux (convention, client, bassin). Mise en service 160 000 € à 220 000 € HT, récurrent 28 000 € à 38 000 € HT par an — profil C. La SLA forte s'applique ensuite, elle ne se glisse pas. Au-delà de quatre facteurs majeurs (paie, EDI client, astreinte, reprise d'un outil d'agence), on rechiffre. Amplitudes : ce qui fait varier le prix.

Une agence, un bassin, un client dominant : parfois un logiciel métier de staffing suffit, plus étroit, plus vite. Cette page n'existe pas pour lui vendre un système de réseau. Elle existe pour le réseau qui a déjà deux vérités le vendredi soir, une paie qui ne matche pas, une DPAE faite après coup.

Le client qui signe le relevé le jeudi, le salarié qui le conteste le vendredi, l'exploitant qui doit sortir la facture le lundi : trois horloges. L'outil qui n'en connaît qu'une transforme le désaccord en oubli. On garde les trois versions, on nomme qui a tranché, on facture ce qui a été tranché. Ce n'est pas de la bienveillance. C'est la seule façon de ne pas payer deux fois la même heure, ou de ne pas la facturer sans l'avoir payée.

Placer n'est pas soigner, ni vendre des SKU, ni consolider une holding. Bâtiment · Industrie · PME · Transport · Négoce · E-commerce · Santé · Groupe.

Le cadrage se fait sur une mission réelle, un coefficient réel, un écart de la semaine dernière. Pas sur un schéma de « digitalisation du recrutement ».

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Les questions d’un directeur d’agence

Pourquoi deux flux, paie et facture, sur la même heure ?

Parce que ce n'est pas la même heure. L'heure travaillée, l'heure facturée, l'heure payée, l'heure d'indemnité, l'heure d'un avenant de mission : cinq objets. Un outil qui n'en a qu'un fabrique l'écart paie/facturation, et l'écart, en intérim, c'est le contentieux du vendredi ou la marge qui s'évapore.

La DPAE, c’est encore un PDF à déposer ?

Si c'est un PDF, c'est trop tard. La DPAE conditionne le droit de faire travailler. Un contrat de mission qui part sans elle, ou qui part avec une DPAE d'une autre convention, c'est un risque nommé. L'outil doit bloquer, pas « alerter dans un bandeau que personne ne lit ».

On a déjà un logiciel de paie. Vous le remplacez ?

Souvent non. On parle au logiciel de paie. + 2 000 € à 5 000 € HT par connecteur quand l'API tient. Le métier, ici, n'est pas de recalculer la fiche. C'est de faire en sorte que la mission, le relevé, le coefficient et la facture client racontent la même semaine que la paie.

Une agence qui facture le week-end, ça change le récurrent ?

Oui, si vous exigez qu'on réponde. Le récurrent de base, c'est les heures ouvrées. Une GTR courte, une astreinte : récurrent × 1,5 à × 2,5. Un réseau d'agences, 60 à 120 utilisateurs, ce n'est plus un profil B de holding. Mise en service 160 000 € à 220 000 € HT, récurrent 28 000 € à 38 000 € HT par an, avant la SLA. Budget type pour le régime. Pas un devis.